Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 06:05

"Commençons par dire qu’il ne s’agit pas, pour moi, de se contenter de réduire la souffrance au travail : le travail ne doit pas être une souffrance."

STÉPHANE RICHARD Directeur général de France Télécom-Orange
 C'est ce que les lecteurs de Libération du jeudi 17 juin 2010 ont pu lire sur  la page : "Les Etats Généraux du renouveau. Débat "Comment réduire la souffrance au travail ?" Samedi 19 juin, 14h30-16h00"

 

Debat du renouveau

Pour lire les contributions de STÉPHANE RICHARD Directeur général de France Télécom-Orange et de JEAN-PIERRE BRUN Professeur de management a l’université Laval (Québec) Cliquez ICI

 

 

« Le travail ne doit pas être une souffrance" les salariés de France Télécom Orange sont certainement un peu surpris de voir que leur patron puisse tenir ce propos.
Depuis de nombreuses années, en particulier dans une  période récente où le management de cette entreprise avait fixé des objectifs chiffrés de mobilité, la chanson qu’ils entendaient était plutôt celle-ci  : "Si les personnes sont trop bien sur leur poste, elles  ne seront jamais volontaires pour partir".
Mais, comment Stéphane Richard va-t-il parvenir à faire changer le climat dans l’entreprise ?
« La qualité de la relation managériale, l’attention portée à l’autre permet la plupart du temps de résoudre bien des problèmes. En termes d’organisation du travail, les idées de bons sens sont les meilleures, des postes clairs, des délégations précises et le dialogue sont essentiels. »
 Voilà des propos de bon sens ! 
« Ainsi, même sur l’organisation du travail, traditionnellement réservée à la direction, nous avons ouvert chez France Télécom une discussion avec les organisations syndicales. »
Voilà une innovation !
Mais, est-ce que les « savoirs experts » des managers, des organisations syndicales vont suffire pour « mieux comprendre ce qui se joue au travail » ?
Certes, ces experts managers ou syndicaux pourront toujours faire appel à des « scientifiques » comme Jean-Pierre Brun Professeur de management à l’université Laval (Québec) qui nous dit :
« Pour mieux connaître les impacts d’un changement et pour adopter une conduite du changement efficace, la réalisation d’une étude de faisabilité humaine (EFH) est une étape essentielle », « Le diagnostic consiste en une série d’enquêtes, d’entretiens qui sont aujourd’hui très fiables car le taux de réponse est très élevé. » 
 
Nos réflexions ergologiques, que nous avons pendant plus de trente ans confrontés à des pratiques terrains , nous amènent  à dire qu’il ne suffit pas de « bonne volonté » -même si on ne peut pas faire grand-chose si elle est absente- qu’il ne suffit pas de solliciter des « savoirs » qui se construisent en dehors de ce qui se joue au travail.
Pour notre part, la mise en place de dispositifs dynamiques à trois pôles serait bien utile pour que le travail soit vécu autrement, pour que le travail permette de véritables transformations positives pour l’entreprise et ses salariés.    

 

 

 

 
 
 
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