Présenter le
travail comme expérience de la vie,
ouverte à des possibles sans limites actuellement assignables,
c'estparticiper à l'interrogation séculaire sur l'être - ou le devenir - de
l'homme.
Georges Canguilhem
PRIMEIRO CONGRESSO DA SOCIEDADE INTERNACIONAL DE ERGOLOGIA
Todos estão convidados a participarem desse importante evento que será realizado em Strasbourg nos dias 27 e 28º de
setembro de 2012 e que terá como tema: "Penser autrement la vie, l'activité, le travail" (Pensar de outra maneira a vida, a
atividade, o trabalho)
"Les débats de normes sont le propre de
l’activité humaine. Sans cette conviction, on perd le fil rouge des alternatives. Mais ces débats dans nos sociétés marchandes et de droit prennent une dimension critique parce que
le travail, par lequel se reproduit la vie sociale, prend la forme de l’échange d’argent contre de l’activité.Dans d’autres régions du monde, bien des formes du travail échappent en partie à cette
contradiction, via des réseaux de redistribution familiale ou communautaire.
Dans nos sociétés, la domination de la forme capital, au pôle marchand, pousse à la production de « survaleurs », réduisant l’activité à une pure quantité, « à la
calculette ». L’activité, dès lors qu’elle est reconnue comme débats de normes, introduit au coeur du système marchand quelque chose d’irréductible à des ratios chiffrés. Nos
arbitrages, par lesquels nous produisons biens et services tous les jours, supposent l’intervention de valeurs d’un autre ordre. L’engagement ergologique,
c’est de retisser partout les liens entre les résultats du travail et leur contenu en termes d’activité humaine que la financiarisation tend à rendre invisibles. Dépasser cette
contradiction argent-activité suppose, en synergie avec les engagements militants historiques, des luttes pour rendre visibles les réserves d’alternative que génèrent tous les jours les
débats de normes dans le travail : reconquérir dans l’entreprise (comme distincte de la société d’actionnaires) la signification en activité des résultats, explorer les potentialités
de l’économie sociale, le microcrédit, etc. Sans naïveté ni illusion : mais peut-on continuer à ignorer que le problème du bien commun nous convoque tous les
jours ?"
Voici un extrait de l'entretien avec Yves Schwartz paru hier, vendredi 22 mai, dans le journal l'Humanité.
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