Mardi 25 septembre 2007
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Louis Durrive présente la
spécificité des GRT
« TRAVAIL »
q le
GRT défend un point de vue sur le travail
(humanisme énigmatique).
q le
GRT conduit à redécouvrir les compétences
(se re-découvrir compétent en pensant l’usage de soi).
« RENCONTRES »
q le GRT oriente vers les Rencontres de « l’activité » comme croisement des registres.
q le
GRT provoque la Rencontre des savoirs : savoirs organisés, savoirs investis dans l’activité.
« GROUPES »
q le
GRT est une réflexion collective sur l’activité qui est « usage de soi » engagé dans des ECRP.
q le
GRT ne suit aucun modèle mais a des repères pour garantir un bon fonctionnement.
Pour lire l'intégralité de la communication, cliquer sur le lien ci-dessous :
http://rencontresdutravail.over-blog.com/article-12844171.html
Ci-dessous un bref aperçu de la matinée à partir des notes prises par une participante :
Retour sur la matinée du Vendredi 21 Septembre
Le Groupe de Rencontre du Travail : Quelle spécificité au-delà de la diversité des expériences ?
L’intervention de Louis Durrive, en situant d’emblée la spécificité du GRT au cœur des enjeux de la démarche ergologique, enjeux qu’il énumère et met en
lien avec une clarté qui tient sans doute autant à son sens de la pédagogie qu’à sa maîtrise des concepts ergologiques, va inspirer et centrer les débats des deux dernières journées de ces
Rencontres. Son exposé dégage l’ossature de ces Rencontres, et plusieurs intervenants exprimeront dans les débats les nombreux éclaircissements qu’ils ont pu en retirer.
C’est dans la philosophie du GRT, dans le sens que l’ergologue donne à chacun des termes qui composent le sigle GRT - Travail, Rencontre,
Groupe -, que l’on peut dégager ce qui constitue le dénominateur commun des Groupes de Rencontre du Travail, au-delà de leur diversité de formes, d’expériences.
L’objet premier du GRT, sa raison d’être, est la mise en circulation des savoirs : « L’activité de travail est un croisement distinct de deux
approches de la réalité, ce que l’on dit, ce que l’on fait ou vit », « Toute l’approche humaine est là, entre ces deux projets ». C’est là que se situe le lien central avec
l’Ergologie, le nœud ergologique. En faisant se rencontrer les différents protagonistes du travail, le GRT crée une dynamique, une mise en dialectique
des savoirs institués et des savoirs incarnés qui traversent l’activité de part en part. L’activité ne se voit pas. Il s’agit de la faire remonter à la surface, avec ses indécisions, ses
pénombres. C’est cette circulation des savoirs, leur mise en communication, qui a un impact sur l’activité. Au-delà des tensions, des conflits qui traversent l’activité et des débats de normes
qui les génèrent, le GRT ne tend-il pas, en quelque sorte « idéellement », à faire émerger dans les esprits tout ce qui, dans l’activité, peut contribuer à générer une activité
« en santé ». Ressaisir, au cœur des activités vivantes, la normativité du vivant, la dimension créatrice de l’activité humaine, participe de cet enjeu.
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« Le Travail en GRT, c’est ce que ça demande aux gens ». Au-delà de son aspect
utilitaire, c’est ce qui habite le travail qui intéresse le GRT, c’est-à-dire les mille et un débats de normes, de valeurs, les multiples micro-négociations qui mobilisent la pensée, le corps, et
qui mettent en tension les normes antécédentes avec celles du vivant. Ce qu’Yves Schwartz nomme « usage de soi par soi », et qui participe de la compétence développée. Pour
l’ergologue, « le pivot de l’efficacité, l’initiative, consiste à ne pas se laisser enfermer dans les anticipations qui nous obligent à choisir, à évaluer le prescrit ».
Mais dans un collectif de travail, l’usage de soi implique toujours le soi dans son rapport aux autres. L’activité en question est par essence même
collective. C’est à cette dimension collective que le Groupe permet de réfléchir. Il permet de comprendre comment les gens s’y prennent pour atteindre les objectifs de la
production, contribue à repérer partout des entités collectives qui développent une compétence.
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